Washington : Judith Suminwa renforce le partenariat avec la Banque mondiale pour des réformes ciblées sur les priorités nationales

Washington D.C., 15 avril 2026 — En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, poursuit une intense activité diplomatique et économique, marquée par une série d’échanges stratégiques avec les partenaires internationaux.

Ce jeudi, la Cheffe du Gouvernement a tenu une séance de travail avec le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, Diame Diop, centrée sur le renforcement du partenariat et l’état d’avancement des réformes soutenues par l’appui budgétaire.

Autour de la Première ministre, plusieurs membres du gouvernement ont pris part à ces discussions, notamment les ministres en charge des Finances, du Portefeuille, des Infrastructures et Travaux publics, du Commerce extérieur ainsi que le vice-ministre du Budget, accompagnés d’experts sectoriels.

Dès l’ouverture des échanges, Judith Suminwa a plaidé pour un partenariat davantage orienté vers les priorités nationales, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Elle a notamment mis en avant des secteurs clés tels que les infrastructures, le développement énergétique à travers le projet Inga, la diversification économique et la formation des jeunes, tout en soulignant l’importance de mobiliser davantage d’investissements pour soutenir la transformation du pays.

Les discussions ont également porté sur le corridor de Lobito, présenté comme un levier stratégique pour l’intégration régionale et le désenclavement économique. Les autorités congolaises ont insisté sur la nécessité d’inscrire ce projet dans une approche globale intégrant les réseaux routiers, fluviaux et aériens.

Une attention particulière a été accordée aux opérations d’appui budgétaire, notamment les programmes de politiques de développement (DPO), qui soutiennent les réformes structurelles du gouvernement. Concernant la première phase du programme, des avancées ont été enregistrées, bien que certaines réformes restent à finaliser, notamment en matière de déclaration de patrimoine des agents publics et de mise en place de procédures transparentes pour la nomination des dirigeants d’entreprises publiques.

S’agissant de la deuxième phase, des progrès ont été notés, notamment avec la mise en place d’un comité de gestion du plan de trésorerie et l’adoption d’un cadre légal lié au projet Inga. D’autres réformes sont en cours, notamment dans les domaines des marchés publics, de la lutte contre la corruption et de la gouvernance des entreprises publiques.

Le représentant de la Banque mondiale a salué les efforts entrepris par les autorités congolaises, tout en insistant sur la nécessité de renforcer la coordination des interventions afin d’éviter leur dispersion et d’en maximiser l’impact.

Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes en matière de transparence et de gouvernance, avec des objectifs à moyen terme, notamment à l’horizon 2027.

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