RDC : pas de sit-in devant le Palais du Peuple ce 12 juin, l’opposition orientée vers le terrain Assosa à Kasa-Vubu

Le gouvernement provincial de Kinshasa a décidé de ne pas autoriser la tenue du sit-in annoncé par la coalition de l’opposition C64 devant le Palais du Peuple ce vendredi 12 juin 2026. Réunis jeudi autour du gouverneur Daniel Bumba, les responsables provinciaux, les services de sécurité et les représentants de l’opposition ont convenu de délocaliser cette manifestation au terrain Assosa, dans la commune de Kasa-Vubu.

Selon les autorités provinciales, cette mesure vise à garantir le maintien de l’ordre public, à préserver la sécurité des institutions et à éviter toute perturbation des épreuves du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), organisées le même jour dans plusieurs centres de la capitale.

Le gouvernement provincial a également fait valoir le caractère sensible et protégé du Palais du Peuple, estimant que ce site ne pouvait accueillir une manifestation de cette nature. En contrepartie, il a proposé à l’opposition de tenir son rassemblement au terrain Assosa durant les heures de l’après-midi.

Ce sit-in s’inscrit dans la série d’actions engagées ces dernières semaines par la coalition C64, qui regroupe plusieurs figures de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Matata Ponyo.

Les organisateurs affirment vouloir dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative de révision de la Constitution visant à ouvrir la voie à un maintien prolongé au pouvoir du président Félix Tshisekedi. Ils s’opposent particulièrement à la proposition de loi sur l’organisation du référendum récemment adoptée à l’Assemblée nationale et dénoncent un processus qu’ils qualifient de menace pour l’ordre constitutionnel.

Avant ce sit-in, l’opposition avait déjà appelé à une journée « ville morte » à travers le pays afin de protester contre les projets de réformes institutionnelles en discussion. Les leaders de la coalition avaient également annoncé leur intention de déposer une plainte contre le chef de l’État, l’accusant de vouloir engager un processus assimilé, selon eux, à un « coup d’État constitutionnel ».

Pour les organisateurs, le rassemblement du 12 juin devait permettre de démontrer publiquement leur opposition à toute modification de la Constitution et d’interpeller les parlementaires sur les conséquences d’un éventuel changement des règles fondamentales du pays.

Le gouvernement provincial a toutefois prévenu que toute manifestation organisée en dehors du cadre fixé par les autorités serait considérée comme illégale. Il a mis en garde contre toute tentative de trouble à l’ordre public et annoncé que les auteurs, coauteurs ou commanditaires d’éventuels actes de violence s’exposeraient aux sanctions prévues par la loi.

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