Kinshasa, 10 octobre 2025 — La vague d’indignation suscitée par un incident tragique survenu le 9 octobre sur l’avenue de la Libération a poussé la Régie des Fourrières et de Contrôle Technique des Véhicules de Kinshasa (RFCK) à réagir avec fermeté.
L’institution a annoncé la fermeture immédiate de toutes les fourrières privées non reconnues, accusées d’opérer en dehors du cadre légal.
L’incident, filmé et largement relayé sur les réseaux sociaux, a choqué de nombreux Kinois. Une opération d’enlèvement d’un véhicule mal stationné a dégénéré lorsqu’une dépanneuse, gérée par une structure privée, a heurté un mécanicien. La scène a provoqué une vive colère dans la population et des affrontements avec les agents de l’ordre, causant au moins un mort et plusieurs blessés.
Face à la montée du mécontentement, la RFCK a dénoncé « les dérives et actes d’anarchie » de certaines structures privées « qui sèment la panique et la désolation ». Elle a tenu à se désolidariser de ces opérations, affirmant n’avoir donné aucun mandat à ces entités pour agir en son nom.
« Seuls les véhicules portant le logo officiel de la RFCK sont autorisés à effectuer les opérations de remorquage et d’enlèvement », a rappelé son Directeur général, Joseph Kasinzi Mafolo.
La Régie invite la population à signaler toute activité suspecte et souligne que ses services restent les seuls légalement habilités à gérer les fourrières et le contrôle technique des véhicules dans la capitale.
Dans un contexte où les abus des “dépanneuses” privées sont régulièrement dénoncés, cette décision est accueillie avec soulagement par de nombreux automobilistes, qui espèrent désormais plus de clarté et de sécurité dans la gestion des stationnements à Kinshasa.





