À l’approche des fêtes de fin d’année, le Gouvernement congolais affiche un optimisme prudent. Réunie mardi soir à la Primature, la dernière session de l’année du Comité de conjoncture économique (CCE), présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a dressé le bilan d’une année 2025 marquée par une stabilité macroéconomique rarement observée en République démocratique du Congo.
Dans un contexte international tendu et face à des défis internes persistants, l’Exécutif estime avoir tenu le cap. Les membres du Gouvernement ont passé en revue les principaux indicateurs économiques, notamment l’évolution de l’inflation, la situation du marché de change, le niveau des prix sur les marchés et l’approvisionnement en produits de grande consommation, particulièrement sensible en cette période de fêtes.
Au terme des travaux, le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a mis en avant des résultats qu’il qualifie d’historiques. Selon lui, la RDC boucle l’année avec un taux d’inflation avoisinant les 2 %, un niveau inédit depuis près d’une décennie. Il a rappelé que les projections initiales du programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI) étaient bien plus élevées, soulignant ainsi l’efficacité des mesures prises par le Gouvernement.
Le marché des changes a également montré des signes de stabilité. Le franc congolais, longtemps fragilisé par des tensions structurelles, s’est maintenu et a même enregistré une légère appréciation en fin d’année. Une évolution attribuée aux interventions ciblées de la Banque centrale du Congo et à la coordination renforcée de l’action gouvernementale sous l’arbitrage de la Première ministre Judith Suminwa.
Sur le plan international, les signaux sont jugés tout aussi positifs. Le Conseil d’administration du FMI a approuvé la deuxième revue du programme macroéconomique de la RDC, ouvrant la voie à un décaissement de plus de 440 millions de dollars. Une partie importante de ces ressources sera consacrée à l’appui budgétaire, renforçant ainsi la capacité de l’État à honorer ses engagements.
Le secteur minier, pilier de l’économie nationale, a également contribué à cette dynamique favorable. Le prix du cobalt a connu une remontée significative, atteignant près de 52 000 dollars la tonne. Cette reprise des cours s’est accompagnée d’une relance des exportations, confirmant la position stratégique de la RDC sur le marché mondial de ce minerai essentiel à la transition énergétique.
Face aux interrogations de certains observateurs, Daniel Mukoko Samba a tenu à rappeler que les résultats enregistrés sont le fruit de décisions concrètes. Il a cité, entre autres, les interventions récentes de la Banque centrale sur le marché de change et la tenue régulière des réunions interministérielles du Comité de conjoncture économique. Le ministre a également rassuré sur l’approvisionnement des marchés et le paiement des salaires des agents publics avant la fin de l’année, affirmant que les stocks sont suffisants et que les prix restent globalement stables.
À l’heure de boucler 2025, le Gouvernement veut ainsi projeter l’image d’une économie sous contrôle, capable de résister aux chocs et d’aborder l’année 2026 avec des fondamentaux jugés plus solides qu’au cours des exercices précédents.





