Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé avoir saisi les autorités françaises afin d’obtenir les informations nécessaires au traçage des personnes potentiellement exposées après la confirmation en France d’un cas de maladie à virus Ebola chez un médecin revenant de RDC.
Selon les autorités congolaises, le patient est un professionnel de santé de l’organisation humanitaire ALIMA ayant participé à la riposte contre Ebola dans la province de l’Ituri. Avant son départ pour la France le 23 juin 2026, il avait séjourné à Kinshasa du 19 au 22 juin après avoir quitté Bunia.
Le Gouvernement précise que le médecin ne présentait aucun signe clinique évocateur de la maladie lors de son départ de l’Ituri ni pendant son séjour dans la capitale congolaise. C’est après son arrivée en France qu’il s’est présenté dans un établissement de santé où les examens ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.
Face à cette situation, Kinshasa et Paris ont engagé une coordination sanitaire afin d’assurer le suivi des éventuels contacts identifiés dans les deux pays conformément au Règlement sanitaire international.
Le Gouvernement congolais rappelle qu’une personne infectée par Ebola n’est contagieuse qu’à partir de l’apparition des symptômes et que la transmission du virus se fait uniquement par contact direct avec une personne malade ou des fluides biologiques contaminés.
Le médecin concerné avait exercé du 22 mai au 19 juin 2026 au Centre médical évangélique de Rwampara, dans la province de l’Ituri, comme médecin-réanimateur au sein du dispositif de prise en charge des patients atteints d’Ebola.
Par ailleurs, les autorités sanitaires assurent que les dispositifs de surveillance, d’alerte et de contrôle demeurent opérationnels dans les provinces touchées ainsi qu’aux principaux points d’entrée et de sortie du territoire, notamment aux aéroports de Bunia et de Kinshasa.





