Kinshasa, 7 avril 2026. Une nouvelle initiative parlementaire relance le débat sur la réforme du système électoral en République démocratique du Congo. Le député national Meschak Mandefu Muela a déposé à l’Assemblée nationale deux propositions de loi visant à revoir en profondeur l’organisation des élections et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante.
À travers ces textes, l’objectif affiché est de corriger certaines faiblesses du système actuel, souvent critiqué pour son manque de clarté, de cohérence et d’équité. Le député propose ainsi une série de mesures destinées à rendre les élections plus structurées et plus crédibles.
Parmi les principales innovations figure l’interdiction pour un candidat de se présenter à plusieurs élections en même temps. Cette mesure vise à éviter les stratégies opportunistes et à garantir plus d’équité entre les candidats.
Les propositions introduisent également un seuil électoral de 3 %. Concrètement, seuls les partis atteignant ce minimum de voix pourront obtenir des sièges. L’objectif est de réduire la dispersion politique et d’encourager la formation de regroupements plus solides.
Autre changement important : le renforcement des conditions pour être candidat à la présidence. Les textes envisagent un encadrement plus rigoureux basé sur des critères de compétence et d’expérience, afin de garantir des candidatures jugées plus crédibles et adaptées aux exigences de gouvernance.
La seconde proposition concerne la réforme de la CENI, organe clé dans l’organisation des élections. Elle vise à améliorer son fonctionnement, renforcer son efficacité et répondre aux critiques récurrentes sur son rôle et son indépendance.
Les textes prévoient également de nouvelles règles pour les témoins et observateurs électoraux, notamment l’obligation d’être issus des circonscriptions concernées. Une mesure destinée à renforcer la transparence et limiter les irrégularités.
Ces propositions doivent désormais être examinées en plénière à l’Assemblée nationale. En cas d’adoption, elles seront ensuite transmises au Sénat pour une seconde lecture, conformément à la procédure législative.





