Dans une interview exclusive, Jean-Denis Liyanza, coordonnateur interfédéral de la Ligue des jeunes du Mouvement de Libération du Congo (MLC), s’est exprimé sur plusieurs questions d’actualités politique. Il a notamment salué la rencontre entre le président Félix Tshisekedi et Martin Fayulu, tout en condamnant fermement les soupçons de collusion entre l’ex-président Joseph Kabila et les rebelles du M23.
Un rapprochement « patriotique » entre Tshisekedi et Fayulu
Pour Jean-Denis Liyanza, le rapprochement entre le chef de l’État et l’ancien opposant est un geste à encourager.
« Tout congolais patriote devrait applaudir une telle démarche. Nous voyons aujourd’hui Martin Fayulu emboîter les pas de la raison, comme le MLC et le président Bemba l’avaient fait avant lui. Face à l’ennemi, les Congolais doivent faire bloc autour du président de la République », a-t-il déclaré.

Une critique sévère envers Joseph Kabila
En revanche, Liyanza n’a pas mâché ses mots face à l’ancien président Kabila, qu’il accuse de dérive grave.
« Voir un ancien président se transformer en rebelle, c’est inédit et pathologique. Il se présente comme père de la démocratie, mais agit en ennemi de la République. Il a besoin d’une consultation psychologique , c’est bipolaire, je demande à Madame Olive Lemba de trouver les grands renoms de la CNPP pour lui consulter. C’est bipolaire. », a-t-il lancé, non sans ironie, appelant même son entourage à l’amener à se faire soigner.
L’union sacrée, le véritable “Camp de la patrie”
Concernant la récente déclaration de Fayulu sur la création d’un « Camp de la patrie », Liyanza estime que ce camp existe déjà à travers l’Union sacrée pour la Nation.
« Peut-être souhaite-t-il qu’on change de nom, mais la structure autour du chef de l’État est déjà le camp de la patrie », a-t-il précisé.
Pas de crainte d’un duel politique Fayulu–Tshisekedi
Liyanza a écarté tout risque de tension entre les deux figures politiques :
« L’ennemi aujourd’hui, c’est le M23, c’est l’AFC, c’est Kabila. Fayulu était un adversaire politique, mais s’il revient à la raison, nous n’avons rien à craindre. »
La paix, priorité absolue
En conclusion, Jean-Denis Liyanza a réaffirmé que la priorité du pays et de sa jeunesse en particulier reste la paix. « C’est elle qui doit guider tous les efforts, et nous ne ménagerons aucun soutien pour y parvenir », a-t-il assuré.





