L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) estime que l’opération « ville morte » organisée mercredi 3 juin par une partie de l’opposition n’a pas atteint les résultats escomptés.
S’exprimant dans la soirée à Kinshasa, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a qualifié cette initiative d’« échec », affirmant que les activités sont restées globalement normales dans plusieurs secteurs de la capitale malgré le mot d’ordre lancé par la coalition de l’opposition.
Selon lui, les organisateurs de cette journée de protestation avaient tenu compte, dans leur stratégie, de la tenue des examens de fin d’études primaires, qui a entraîné la réquisition de nombreuses écoles comme centres d’examen et réduit naturellement la présence des élèves dans les établissements scolaires.
« Qu’on ne vous trompe pas. Ils avaient fait leurs calculs en tenant compte de l’absence des écoliers dans les établissements scolaires, sachant que cela réduit naturellement l’affluence sur les routes. Plusieurs écoles servent actuellement de centres d’examen pour la fin du primaire, mais malgré cette situation, leur mot d’ordre a échoué », a déclaré Augustin Kabuya.
Le secrétaire général de l’UDPS a soutenu que la circulation est demeurée active dans plusieurs quartiers de Kinshasa et que les activités économiques n’ont pas connu le niveau de paralysie recherché par les initiateurs de la ville morte.
Au-delà de son analyse du mouvement, Augustin Kabuya a également réaffirmé le soutien de son parti aux initiatives favorables au Président de la République, Félix Tshisekedi.
« Nous, à l’UDPS, nous soutiendrons désormais toute initiative prise en faveur du Chef de l’État, quel qu’en soit l’auteur, qu’il s’agisse de la société civile, d’un acteur politique ou d’un responsable religieux. Ceux qui avaient appelé à cette action doivent aujourd’hui assumer leur échec et en répondre devant ceux qui les ont soutenus », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent quelques heures après la publication d’un communiqué de la Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64), qui revendique au contraire une forte mobilisation à Kinshasa ainsi que dans plusieurs villes et localités du pays.





