Sud-Kivu : 74 morts, 83 blessés et plus de 200 000 déplacés en une semaine, l’OCHA dénonce une escalade « dévastatrice »

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a, dans un communiqué publié le lundi 8 décembre, condamné « l’escalade dévastatrice » des violences armées qui frappent les civils dans plusieurs territoires du Sud-Kivu.

Le Coordonnateur humanitaire de cette organisation des nations unies en RDC, Bruno Lemarquis, s’est dit profondément préoccupé par la brusque intensification des combats dans cette province de l’est du pays. Depuis le 2 décembre, des affrontements impliquant des armes lourdes et des bombardements ont secoué les territoires d’Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe.

D’après les données préliminaires à sa disposition, l’on note que 74 civils ont été tués, et 83 blessés ont été admis dans les hôpitaux de Sange et Walungu. Des écoles et autres infrastructures civiles ont également été touchées.

« Je suis profondément attristé par l’impact dévastateur de ces combats sur les populations civiles. Il est impératif d’éviter que de nouvelles victimes ne s’ajoutent au bilan déjà tragique. L’utilisation d’armes explosives dans des zones habitées et des attaques contre des infrastructures civiles comme les écoles entraînent des pertes en vies humaines inacceptables et doivent cesser immédiatement. Les civils et les infrastructures civiles ne sont pas des cibles », a déclaré Bruno Lemarquis

Ces violences au Sud Kivu révèle le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies ont provoqué un exode massif. Plus de 200 000 personnes ont fui leurs villages en moins d’une semaine, tandis que plusieurs milliers ont traversé les frontières vers le Burundi et le Rwanda. Les conditions de vie des déplacés sont « extrêmement précaires », avec surpopulation dans les abris, accès limité à la nourriture et aux soins, risques accrus de violences sexuelles et propagation d’épidémies.

L’OCHA appelle à des mesures urgentes dont : la protection des civils, le respect du droit international humanitaire et un accès humanitaire sûr et sans entrave pour permettre l’acheminement de l’aide et l’évacuation des blessés.

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