Spoliation des biens publics : Guillaume Ngefa et Ève Bazaïba passent en revue plusieurs concessions de l’État et annoncent des poursuites contre les occupants illégaux

Le Gouvernement congolais entend durcir sa riposte contre la spoliation des biens de l’État. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, et la ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaïba Masudi, ont examiné plusieurs dossiers de concessions publiques menacées par des occupations irrégulières ou des revendications jugées illégales.

Au terme d’une séance de travail tenue le 13 juillet 2026, les deux membres du Gouvernement ont réaffirmé leur volonté de sécuriser le patrimoine immobilier relevant du ministère des Affaires sociales et de renforcer les mécanismes de protection des biens publics.

Selon Guillaume Ngefa, plusieurs concessions de l’État font actuellement l’objet de tentatives de spoliation. Le ministre de la Justice a assuré que les personnes impliquées dans ces occupations ou revendications irrégulières répondront de leurs actes conformément aux dispositions légales.

« La protection du patrimoine public demeure une priorité : les auteurs de spoliation répondront de leurs actes conformément à la loi », a-t-il déclaré.

Cette réunion fait suite à la récente mission d’inspection effectuée par Ève Bazaïba à la Fondation Marie-Antoinette, située dans la commune de Limete, où des situations préoccupantes concernant la préservation du patrimoine immobilier de l’État avaient été relevées.

Guillaume Ngefa a rappelé que, depuis sa prise de fonctions, la lutte contre la spoliation des biens publics figure parmi les priorités de son ministère. Cette stratégie s’accompagne d’une réforme du système de publicité foncière, notamment à travers la suppression progressive du “Folio”, un mécanisme dont les insuffisances favoriseraient, selon lui, la fraude documentaire et l’insécurité foncière.

Les deux ministres ont également convenu de renforcer la collaboration entre leurs administrations afin d’assurer une meilleure sécurisation des concessions publiques et de prévenir les tentatives d’appropriation illégale des biens de l’État.

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