Réforme constitutionnelle en RDC : l’opposition annonce une journée « ville morte » le 3 juin et accuse Félix Tshisekedi de dérive autoritaire

Réunie ce mardi à Kinshasa, une frange de l’opposition congolaise a annoncé l’organisation d’une journée « ville morte » le mercredi 3 juin prochain sur l’ensemble du territoire national, afin de protester contre ce qu’elle considère comme une volonté du pouvoir de modifier la Constitution.

Dans une déclaration politique rendue publique à l’issue de leur rencontre, plusieurs leaders de l’opposition accusent le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de vouloir engager un processus de révision constitutionnelle qu’ils jugent « dangereux » pour l’avenir démocratique de la République démocratique du Congo.

Les opposants dénoncent ce qu’ils qualifient de « rébellion contre la Constitution » et affirment que le débat autour du référendum et d’un éventuel changement constitutionnel intervient dans un contexte national particulièrement tendu, marqué notamment par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.

L’opposition critique également les relations entre Kinshasa et Kigali dans la gestion de la crise sécuritaire régionale. Dans leur déclaration, les responsables politiques accusent le chef de l’État d’avoir « partagé la gestion du pays avec Paul Kagame », président du Rwanda, alors que la RDC continue d’accuser Kigali de soutenir la rébellion de l’AFC/M23 dans l’Est congolais.

Les initiateurs de cette action insistent toutefois sur le fait qu’il ne s’agit pas, selon eux, d’un simple affrontement politique entre le pouvoir et l’opposition.

« Ce n’est pas un combat partisan. C’est un combat de la nation et de la République contre la tyrannie et la dictature », soutiennent-ils dans leur déclaration.

À travers cet appel à la journée « ville morte », l’opposition invite les habitants de Kinshasa ainsi que ceux des différentes provinces du pays à rester chez eux le 3 juin prochain afin d’exprimer, de manière pacifique, leur désapprobation face aux discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle.

Share it :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *