La République démocratique du Congo et la Zambie sont appelées à renforcer leur coopération dans le secteur minier en misant sur la transformation locale des ressources, le développement de chaînes de valeur régionales et la création d’emplois. Ces enjeux ont été au centre de la participation congolaise au forum Zambia Mining and Investment Insaka (ZAMII 2026), ouvert ce lundi 19 octobre au Mulungushi International Conference Centre, à Lusaka, en Zambie.
Représentant le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part à cette rencontre organisée autour du thème : « Transformer le paysage minier africain : chaînes de valeur régionales, prospérité partagée et autonomisation des communautés ».
Les échanges ont notamment mis en avant la nécessité pour les pays africains riches en ressources naturelles de dépasser le modèle fondé sur l’exportation des minerais bruts. L’objectif est de développer davantage d’activités de transformation sur le continent afin d’accroître la valeur ajoutée, de stimuler l’industrialisation et de générer des emplois au bénéfice des populations.
Dans cette perspective, la coopération entre Kinshasa et Lusaka représente un enjeu important, notamment pour la structuration de chaînes de valeur minières régionales. Le développement des infrastructures, la fluidification des échanges transfrontaliers et l’amélioration des conditions de circulation des marchandises, particulièrement au poste frontalier de Kasumbalesa, figurent parmi les leviers évoqués pour soutenir cette dynamique.
La gouvernance du secteur minier constitue également un axe central de cette démarche. La transparence dans la gestion des ressources et une meilleure redistribution des retombées de l’exploitation minière sont présentées comme des conditions nécessaires pour que les richesses du sous-sol contribuent davantage au développement économique et social des communautés.
En marge du forum, la délégation congolaise a participé à des échanges avec plusieurs responsables, dont le président zambien, Hakainde Hichilema, lors d’une rencontre à huis clos. Elle a également visité les stands consacrés aux activités et aux investissements miniers.
Pour la RDC, cette orientation s’inscrit dans la volonté de renforcer les retombées économiques de son potentiel minier en favorisant la transformation des ressources, la création d’activités industrielles et l’émergence d’emplois locaux.
La concrétisation de ces ambitions dépendra toutefois de la mise en œuvre de projets industriels communs, de l’amélioration des infrastructures et de mécanismes de gouvernance capables de garantir une meilleure contribution du secteur minier au développement des populations.



