Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, a dénoncé la contradiction qu’il voit entre les appels à la paix de l’ancien président Joseph Kabila et la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire annoncé le 12 octobre à Goma, dans un contexte marqué par le conflit armé dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026, Vital Kamerhe a notamment fait référence au discours prononcé par Joseph Kabila le 9 octobre, dans lequel ce dernier évoquait la paix. Pour le dirigeant de l’UNC, cette prise de parole contraste avec l’annonce du FRN, dont la direction est associée aux responsables de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23.
« Vous appelez à la paix dans vos discours, vous appelez à la rébellion dans vos actes. Le peuple vous jugera sur vos actes », a déclaré Vital Kamerhe, estimant que les Congolais sont en droit d’obtenir des explications sur cette contradiction. Il a qualifié cette évolution de « tournant grave dans la vie politique de la RDC ».
L’ancien président de l’Assemblée nationale a également invité Joseph Kabila à assumer sa part de responsabilité dans l’histoire politique du pays, lui rappelant ses 18 années à la tête de l’État, de 2001 à 2019.
« On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur », a-t-il affirmé, avant de souligner que les rébellions successives n’ont apporté aux Congolais ni la sécurité, ni la justice, ni la prospérité attendues.
Vital Kamerhe a par ailleurs dénoncé les conséquences humaines des conflits armés, notamment les déplacements de populations, les violences subies par les femmes et les interruptions de la scolarité des enfants. Il a appelé les acteurs politiques et les responsables des mouvements armés à privilégier le dialogue plutôt que le recours aux armes.





