Le Caucus des députés nationaux élus du Sud-Kivu condamne la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. Dans une déclaration politique lue par le président du Caucus, le député national Prince Cokola Kantitima, les élus expriment leurs inquiétudes quant aux conséquences de cette initiative sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Selon les députés nationaux, l’émergence de cette structure risque d’aggraver l’insécurité et de compromettre les efforts engagés pour le retour de la paix dans cette partie du territoire national.
Pour justifier leur position, les élus invoquent notamment l’article 64 de la Constitution congolaise, qui consacre le devoir de faire échec à toute prise ou à tout exercice du pouvoir par la force en violation de l’ordre constitutionnel. Ils réaffirment leur attachement à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et à l’unité de la République démocratique du Congo.
Le Caucus déplore également l’implication de Joseph Kabila dans cette initiative politico-militaire, au regard de ses précédentes prises de position contre les actions du régime rwandais dans la région. Les députés évoquent notamment la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que des rapports d’organisations et d’institutions internationales relatifs à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Face à cette situation, les élus du Sud-Kivu appellent la population congolaise à rester attachée aux valeurs républicaines et à rejeter cette démarche armée. Ils insistent sur la nécessité de privilégier les voies pacifiques pour parvenir à une refondation durable de la nation congolaise.
Les parlementaires soulignent par ailleurs l’importance des initiatives de paix en cours, notamment les accords de Washington et de Doha, ainsi que l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national inclusif. Selon leur déclaration, ces démarches doivent contribuer à la recherche de solutions durables à la crise qui affecte l’Est du pays.
Au-delà de leur condamnation du FRN, les députés réaffirment leur solidarité envers les populations du Sud-Kivu touchées par le conflit armé. Ils évoquent les déplacements forcés, les pertes humaines et les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées de nombreuses familles, tout en appelant à une attention soutenue aux besoins humanitaires des personnes affectées.
Ils estiment également que les initiatives diplomatiques doivent s’accompagner de réponses concrètes sur le terrain afin de répondre aux besoins des populations victimes des violences.
Le Caucus des députés nationaux élus du Sud-Kivu réaffirme son soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de garant de la nation et des institutions de la République.



