Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de rendre obligatoire l’identification de tout abonné lors de l’acquisition d’une carte SIM, dans le cadre de nouvelles mesures visant à renforcer la lutte contre l’insécurité.
Cette décision, présentée par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, lors de la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres, s’inscrit dans un ensemble de dispositions jugées « urgentes, pragmatiques et immédiatement applicables » par les autorités.
Selon les services compétents, cette mesure fait suite à des analyses ayant révélé une utilisation accrue des télécommunications par des réseaux criminels, notamment à travers l’usage de cartes SIM non identifiées ou obtenues frauduleusement, facilitant ainsi l’anonymat des malfaiteurs.
Pour y faire face, le gouvernement entend instaurer un contrôle strict du processus d’achat, de vente et d’activation des cartes SIM. Désormais, tout utilisateur devra fournir des informations d’identification fiables pour être enregistré auprès des opérateurs de téléphonie.
Cette réforme prévoit également la mise en place d’une base de données centralisée des abonnés, en collaboration avec les services du ministère de l’Intérieur, les opérateurs télécoms et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC). L’objectif est de permettre une meilleure traçabilité des communications en cas d’enquête.
Par ailleurs, les autorités envisagent des opérations de régularisation des cartes SIM déjà en circulation, afin d’identifier les utilisateurs non enregistrés. Des sanctions pourraient être appliquées en cas de non-conformité, notamment la désactivation des lignes concernées.
Cette décision est intervenue à l’issue d’une réunion ayant regroupé les services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’ARPTC ainsi que les opérateurs de téléphonie mobile, tous appelés à collaborer pour la mise en œuvre effective de ces mesures.
À travers cette initiative, le gouvernement ambitionne de réduire l’anonymat dans les communications, souvent exploité par les criminels, et de renforcer les capacités des services de sécurité dans la prévention et la répression des actes criminels.





