Kinshasa, 19 octobre 2025 — Le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), Christian Bosembe, a annoncé des mesures strictes contre les médias soupçonnés de liens directs ou indirects avec des groupes armés opérant en République démocratique du Congo.
Dans un message ferme publié sur ses réseaux sociaux, il a déclaré son intention de saisir la plénière du CSAC pour retirer les fréquences à tous les médias appartenant à des personnes affiliées à des réseaux terroristes.
« Donner la parole aux terroristes, c’est trahir la République », a-t-il averti, avant de mettre en garde l’ensemble des médias nationaux et étrangers contre toute complaisance envers les acteurs de la violence.
Le président du CSAC a souligné que la liberté de la presse ne saurait être confondue avec la liberté de nuire, et qu’aucune excuse ne sera tolérée pour justifier la diffusion de messages favorables à des groupes responsables de massacres dans l’Est du pays. Il a également appelé les patrons de médias à faire preuve de responsabilité patriotique, en identifiant et écartant de leurs organes de décision tout associé lié à des réseaux terroristes.
Cette déclaration intervient dans un contexte de forte tension sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les attaques des rebelles du M23 et des groupes affiliés aux ADF continuent de faire des victimes. Kinshasa accuse ces mouvements d’entretenir une guerre hybride, faite d’attaques militaires et de désinformation visant à fragiliser la République.
En durcissant le ton, Christian Bosembe entend marquer une ligne rouge entre journalisme et propagande.
« La République ne saurait fléchir aux caprices de ceux qui détruisent ses enfants et profanent ses villages », a-t-il conclu, affirmant que le CSAC restera vigilant face à toute tentative d’instrumentalisation des médias.





