Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a achevé dimanche 26 avril 2026 sa première mission de terrain dans l’Est du pays, marquée par des étapes au Nord-Kivu et en Ituri, notamment à Beni, Bunia et Goma.
Cette tournée lui a permis d’évaluer la situation sécuritaire sur le terrain et de recueillir les préoccupations des populations touchées par les conflits armés, l’insécurité persistante et les déplacements forcés. Il a indiqué avoir échangé avec différentes parties prenantes locales afin de mieux comprendre les défis humanitaires et sécuritaires auxquels les communautés font face.
Au cours de sa mission, plusieurs priorités opérationnelles ont été identifiées pour la MONUSCO, notamment le renforcement de la protection des civils et l’appui à la mise en œuvre effective du cessez-le-feu. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des mécanismes de suivi et de vérification prévus par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.
À Goma, les échanges ont notamment porté sur l’application des résolutions 2773 et 2808, adoptées en 2025, ainsi que sur le fonctionnement des dispositifs de contrôle du cessez-le-feu. Les discussions ont également concerné les efforts diplomatiques en cours, notamment les processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les initiatives régionales menées sous l’égide de l’Union africaine.
James Swan a réaffirmé l’engagement de la MONUSCO et des Nations Unies en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, tout en appelant l’ensemble des acteurs à respecter leurs engagements pour permettre une désescalade durable.
La MONUSCO a également réitéré sa volonté de poursuivre son action aux côtés des autorités congolaises, en mettant l’accent sur la protection des civils, le soutien aux mécanismes de paix et la restauration progressive de l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Cette première mission de terrain du chef de la MONUSCO intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est de la RDC, où les efforts conjoints restent essentiels pour favoriser un retour durable à la stabilité et à la paix.





