Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a lancé, mardi 13 octobre 2026, les travaux de réhabilitation et de construction de la route Deuxième République, longue de 9,16 km, dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa. Entièrement financé par le Trésor public, ce chantier doit s’étendre sur une durée de 18 mois.
À l’issue de cette cérémonie, le ministre a inspecté plusieurs chantiers routiers dans les communes de Barumbu, Kasa-Vubu et Ngiri-Ngiri. Cette tournée lui a permis de constater le ralentissement, voire l’arrêt, de certains travaux, ainsi que les difficultés d’assainissement auxquelles sont confrontés plusieurs axes de la capitale. Il a instruit ses services techniques de procéder rapidement à une réévaluation des chantiers bloqués en vue de leur relance.
À Kimbanseke, le projet de la route Deuxième République prévoit une chaussée en béton avec deux voies par sens, la construction de caniveaux en béton armé, des ouvrages de lutte contre l’érosion et l’installation de l’éclairage public. L’exécution des travaux a été confiée à l’entreprise chinoise Shandong Construction International, sous la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
Après Kimbanseke, John Banza Lunda s’est rendu sur les avenues Kasaï, Croix-Rouge, Bas-Congo et Bokasa, avant de poursuivre l’inspection sur les avenues Lisala, Gambela, Opala et Shaba, ainsi qu’au rond-point Forces. Plusieurs de ces axes sont confrontés à la dégradation de la chaussée et à des problèmes d’évacuation des eaux, notamment en raison de collecteurs obstrués et d’égouts devenus obsolètes.
Le directeur général de l’Office des voiries et drainage (OVD), Victor Tumba Tshikeka, a précisé que les projets inspectés dans ces communes relèvent de la maîtrise d’ouvrage de la Ville de Kinshasa, avec le Bureau central de coordination (BCECO) comme maître d’ouvrage délégué. Il a notamment alerté sur l’état d’avancement des travaux d’assainissement, alors que la saison des pluies approche.
Dans cette zone marécageuse, marquée par la remontée capillaire, l’achèvement du système d’assainissement est jugé essentiel pour permettre l’évacuation des eaux vers la rivière Bitshiakutshiaku, identifiée comme l’émissaire principal. Face au blocage des travaux, le directeur général de l’OVD a plaidé pour une concertation urgente entre les parties prenantes afin de réaligner les financements et de permettre la reprise des chantiers.





