Le gouvernement congolais tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face aux violences attribuées à la rébellion du M23-AFC, active dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel, le ministère de l’Intérieur évoque une série d’exactions commises en septembre dans plusieurs localités du Nord-Kivu et du Sud-Kivu : assassinats, viols, tortures, enlèvements et recrutements forcés.
Selon Kinshasa, ces violences s’accompagnent d’une administration parallèle installée par les rebelles, marquée par la destitution de chefs coutumiers et la création illégale de structures locales sous leur contrôle. Le gouvernement dénonce également des taxes imposées dans les écoles et les hôpitaux, y compris un prélèvement de 17 % sur les frais scolaires, en violation de la gratuité de l’enseignement.
Les autorités congolaises accusent le M23-AFC, qualifié de supplétif de l’armée rwandaise, de chercher à déstabiliser les institutions locales et à favoriser un processus de balkanisation du territoire.
Kinshasa promet de renforcer les actions sécuritaires pour rétablir l’autorité de l’État et protéger les populations civiles victimes de ces violences, tout en appelant la communauté internationale à condamner fermement ces crimes.





