Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, est en visite à Goma, dans le Nord-Kivu, depuis le 24 avril 2026. Cette mission de trois jours s’inscrit dans les efforts de stabilisation de l’Est du pays, toujours marqué par des violences armées.
Selon la mission onusienne, cette visite vise à soutenir la mise en œuvre du cessez-le-feu et à évaluer les conditions opérationnelles de la MONUSCO sur le terrain, conformément aux résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies. Sur place, James Swan prévoit des échanges avec différents acteurs politiques, sécuritaires, militaires et de la société civile afin de renforcer le Mécanisme conjoint de vérification élargi, considéré comme un outil central dans le suivi des engagements de désescalade.
Le responsable onusien a souligné l’importance stratégique de Goma dans le processus de paix en cours, saluant certaines avancées enregistrées, notamment les discussions autour d’un protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire des populations civiles. Il a encouragé les parties prenantes à accélérer la finalisation de ces accords, estimant qu’ils sont essentiels pour atténuer les souffrances des populations touchées par les conflits.
Dans le même temps, la MONUSCO insiste sur plusieurs conditions qu’elle juge indispensables à l’efficacité de son action. Parmi elles figurent le respect strict du cessez-le-feu, la cessation de l’usage de drones offensifs dans les zones de conflit, ainsi que la fin des brouillages et de l’usurpation des signaux GPS, qui compliquent fortement le suivi des opérations et mettent en danger les équipes sur le terrain.
La mission demande également une liberté totale de mouvement pour son personnel et ses équipements, sans restrictions imposées par les différentes parties au conflit. Elle insiste aussi sur la nécessité de garantir un accès sécurisé aux aéroports et à l’espace aérien, indispensables aux opérations logistiques, aux évacuations d’urgence et au suivi humanitaire.
Pour la MONUSCO, la coopération de tous les acteurs armés, y compris les forces de défense et de sécurité, demeure un élément déterminant. Sans cet engagement, le cessez-le-feu risque de rester théorique et difficile à appliquer sur le terrain.
Cette visite intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’Est de la RDC, où les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements. La mission onusienne espère ainsi relancer la dynamique de confiance et renforcer les mécanismes de surveillance afin de réduire les violences et améliorer la protection des civils.





