Kinshasa, 14 janvier 2026 — Les violences sexuelles se multiplient dans l’est de la République démocratique du Congo, ciblant principalement les femmes et les filles. Dans un communiqué publié le 13 janvier, Human Rights Watch (HRW) et l’organisation congolaise SOFEPADI dénoncent l’usage du viol comme instrument de guerre par plusieurs groupes armés, dont le M23, l’ADF et CODECO. Selon l’ONG, certaines exactions ont également impliqué des éléments des forces armées congolaises.
Ces violences, loin d’être accidentelles, font partie d’une stratégie délibérée visant à semer la peur, désorganiser les communautés et contrôler les territoires. Les survivantes se retrouvent souvent dans des zones où l’État est absent, exposées à des agressions sans aucune protection.
L’accès aux soins reste extrêmement limité. De nombreux centres médicaux ont fermé ou ne disposent plus de ressources essentielles, y compris les kits post-exposition (PEP) nécessaires pour prévenir le VIH et les grossesses non désirées. Cette absence de soutien médical accentue la détresse des victimes, déjà confrontées à la stigmatisation et à des difficultés économiques majeures.
HRW rapporte également des témoignages bouleversants. Une femme raconte avoir été menacée de mort et violée par plusieurs assaillants, avant de se retrouver privée de soins et de contracter le VIH. Sa vie quotidienne est désormais marquée par la lutte pour survivre et subvenir aux besoins de sa famille.
Face à cette situation, Human Rights Watch appelle le gouvernement congolais à renforcer les enquêtes et à poursuivre les responsables, et sollicite la mobilisation de la communauté internationale pour fournir assistance médicale, soutien psychologique et protection juridique. L’ONG rappelle que ces violences constituent des crimes de guerre, et que sans une intervention rapide et coordonnée, la souffrance des femmes et des filles dans l’est de la RDC risque de s’aggraver rapidement.





