Face aux retards répétés observés au début de l’année dans le paiement des agents et fonctionnaires de l’État, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de procéder à un audit complet de l’état liquidatif de la paie. Une décision annoncée lors d’une récente réunion du Conseil des ministres, dans un contexte de fortes attentes sociales autour de la régularité des salaires.
Selon les orientations données par le chef de l’État, cette démarche vise à comprendre les causes profondes des dysfonctionnements qui affectent le circuit de paie, mais aussi à mettre de l’ordre dans la gestion d’une masse salariale en constante augmentation. Le président a insisté sur la nécessité de mieux maîtriser les dépenses publiques, alors que de nouvelles unités ont été intégrées ces dernières années dans l’administration sans un contrôle rigoureux des effectifs réels.
L’objectif de cet audit est clair : s’assurer que chaque agent payé est effectivement identifié, enregistré et régulièrement pris en charge, tout en éliminant d’éventuelles irrégularités susceptibles de déséquilibrer le système. Il s’agit également de renforcer les mécanismes de vérification et de suivi afin d’éviter les retards de paiement, source de tensions au sein de l’administration publique.
Le gouvernement est ainsi appelé à travailler de manière coordonnée pour assainir le fichier de la paie et garantir plus de transparence dans la gestion des finances publiques. Les conclusions attendues devraient permettre d’apporter des corrections structurelles, dans le but d’assurer une rémunération régulière et prévisible aux agents de l’État.
Au-delà de la question technique, cette initiative s’inscrit dans une volonté politique affichée de restaurer la confiance entre l’administration et les fonctionnaires, tout en améliorant la discipline budgétaire.





