RDC : Doudou Fwamba annonce des sanctions contre les gestionnaires défaillants et précise le financement des routes à Kinshasa

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a multiplié les annonces lors de son passage à l’Assemblée nationale, abordant à la fois la gestion des projets publics, le financement des infrastructures et les mécanismes de développement des provinces.

Parmi les mesures fortes évoquées, le ministre des Finances a annoncé qu’un dispositif de sanction sera mis en place contre tout gestionnaire impliqué dans la mauvaise exécution d’un projet public. Selon lui, les responsables fautifs seront tout simplement exclus de la gestion publique. Cette mesure, qui vise à renforcer la redevabilité et la bonne gouvernance, devrait être formalisée par un décret attendu du gouvernement.

Sur le volet des infrastructures, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a apporté une précision importante concernant la capitale. Il a affirmé que l’ensemble des projets routiers réalisés à Kinshasa est financé par le gouvernement central, excluant toute participation financière du gouvernement provincial.

Cette déclaration intervient dans un contexte où l’état des routes à Kinshasa fait régulièrement l’objet de critiques. Elle relance également le débat sur la répartition des responsabilités entre les institutions, notamment en ce qui concerne l’entretien des routes, la gestion urbaine et le suivi des chantiers.

Par ailleurs, le ministre Doudou Fwamba a présenté devant les députés nationaux une série de projets de loi orientés vers le financement du développement économique. Ces textes, jugés recevables, doivent désormais être examinés en commission.

Au cœur de ces propositions figure la mobilisation d’une enveloppe de 150 millions de dollars américains, destinée à soutenir en priorité l’agriculture et les infrastructures routières en provinces. L’objectif est d’améliorer la productivité, de renforcer les chaînes de valeur agricoles et de faciliter l’accès aux zones enclavées.

Les provinces du Maniema, du Kasaï et du Tanganyika figurent parmi les principales zones ciblées par ce programme, en raison de leur potentiel économique et de leurs besoins en connectivité.

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