La Haute Cour militaire a examiné, ce mardi à Kinshasa, la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats du général d’armée Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). La défense sollicite également, à défaut, une liberté contrôlée, estimant que les conditions de détention de son client ne sont pas compatibles avec son ancien statut et les informations sensibles qu’il détient.
Devant la juridiction, Me Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats de la défense, a soutenu que l’ancien patron des FARDC reste dépositaire de nombreux secrets liés à la défense nationale. Selon lui, cette situation justifie qu’il ne soit pas détenu à la prison militaire de Ndolo.
La défense a également insisté sur le fait que le général Christian Tshiwewe ne présente aucun risque de fuite. Ses avocats ont rappelé que sa résidence est parfaitement connue des autorités et qu’il est disposé à répondre à toutes les convocations de la justice.
Outre la demande de remise en liberté, les conseils de l’ancien chef d’état-major général ont soulevé plusieurs irrégularités qu’ils estiment avoir entaché la procédure avant la saisine de la Haute Cour militaire. Ils ont notamment remis en cause certaines démarches entreprises par le ministère public au cours de l’instruction.
Les avocats ont ainsi demandé à la Haute Cour militaire de constater ces irrégularités et d’en tirer les conséquences dans l’appréciation du dossier.
À l’issue des débats, la juridiction a pris acte des arguments développés par la défense. Elle devra se prononcer ultérieurement sur la demande de liberté provisoire ou de liberté contrôlée formulée en faveur du général Christian Tshiwewe, tandis que la procédure judiciaire se poursuit.





