RDC : Boji, Mboso, Mayo Kalumba, et Mbindule : des poids lourds de la majorité en course pour le perchoir de l’Assemblée nationale

La bataille pour la présidence de l’Assemblée nationale prend un tour décisif. Douze candidatures issues de la famille politique majoritaire ont été déposées au sein de l’Union sacrée de la nation, marquant l’ouverture des discussions pour la désignation du prochain président de la Chambre basse.

Dans cette liste, quatre prétendants se distinguent nettement par leur influence et leur parcours. Aimé Boji Sangara, ministre d’État au Budget et cadre de l’UNC, apparaît comme l’option du renouvellement maîtrisé. Son profil technocratique, sa loyauté envers les orientations du Chef de l’État et son ancrage dans le Sud-Kivu font de lui un candidat crédible pour installer une présidence plus moderne et rigoureuse. Il vient de démissionner du gouvernement Suminwa II, où il occupait le poste de ministre de l’Industrie, pour réintégrer la Chambre basse du Parlement et briguer le perchoir afin de remplacer le président de son parti.

Face à lui, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga incarne la continuité. Jusqu’à sa candidature, il occupait le poste de deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, un rôle qui lui a permis de développer une solide connaissance des rouages parlementaires et d’étendre ses réseaux au sein de la majorité. Son expérience institutionnelle reste un atout, même si son ancien rôle suscite désormais le désir d’un renouveau au perchoir.

Jean-Baudouin Mayo Mambeke, ancien vice-premier ministre au Budget, mise sur son expertise économique et sa capacité de consensus pour signer un retour stratégique au premier plan. Cadre de l’UNC, il peut séduire ceux qui souhaitent un leadership parlementaire à la fois politique et réformateur.

Autre candidature à forte portée symbolique : celle de Crispin Mbindule Mitono. Député charismatique de Butembo, réputé pour son franc-parler et sa défense constante des populations du Nord-Kivu, il se distingue également par sa participation active à la pétition contre l’ancien président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, ce qui illustre son engagement dans les mouvements politiques de la majorité et sa capacité à peser sur les dossiers parlementaires.

Huit autres députés complètent la liste, dont Dunia Mangu, Matata Makalamba, Kalumba Yuma ou encore Willy Mishiki, confirmant une compétition largement ouverte au sein de l’Union sacrée. La commission interne du regroupement politique procédera sous peu à l’audition des candidats avant le choix définitif du candidat unique qui sera défendu en plénière.

Au-delà des ambitions individuelles, ce scrutin interne devra tenir compte de l’équilibre des forces au sein de la majorité, de la représentation territoriale et du leadership nécessaire pour accompagner les réformes institutionnelles attendues durant le deuxième mandat de Félix Tshisekedi.

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