À l’occasion de la 39ᵉ session de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis-Abeba, le président congolais Félix Tshisekedi a rencontré pour la énième fois depuis le début de l’année son homologue angolais João Lourenço. Les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et la nécessité de mettre rapidement en œuvre le mécanisme de suivi du cessez-le-feu signé à Doha en octobre 2025.
Les deux dirigeants ont rappelé que ce dispositif devait garantir un contrôle strict des hostilités et un traitement rapide des incidents, afin de restaurer la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones les plus touchées. L’Angola, acteur central dans la médiation régionale, reste engagé pour soutenir les initiatives de pacification.
Ils ont insisté sur le fait que le respect du cessez-le-feu est une condition indispensable au retour des populations déplacées et à l’instauration d’un climat de confiance entre les parties en conflit.
Dans ce cadre, Luanda avait été mandatée pour préparer un dialogue inter-congolais destiné à renforcer la paix dans l’Est du pays. La présidence angolaise a proposé que le cessez-le-feu entre en vigueur le 18 février 2026 à midi, sous réserve de l’adhésion de toutes les parties concernées, ce qui pourrait constituer un tournant décisif dans le processus de stabilisation.





