Bumba (Mongala), 2 février 2026 – Après Lisala et Bongandanga, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a poursuivi lundi sa tournée dans la province de la Mongala par une étape à Bumba, importante ville portuaire sur le fleuve Congo, confrontée à de graves difficultés d’infrastructures et d’érosion.
Accompagnée du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, et de la ministre de la Culture, Yolande Elebe, la cheffe du gouvernement est arrivée en milieu de journée à l’aérodrome de Bumba, où une foule compacte l’attendait. Sous un soleil ardent, des centaines d’habitants, drapeaux à la main et pancartes improvisées, ont chanté et dansé pour saluer la Première ministre, traduisant l’espoir suscité par cette visite officielle.
Dès son arrivée, Judith Suminwa s’est rendue sur les berges du fleuve Congo, où l’érosion progresse dangereusement, menaçant des habitations, des infrastructures publiques et les installations administratives. Certaines maisons, fragilisées, ne sont plus qu’à quelques mètres du ravin creusé par les eaux. Face à cette situation, la Première ministre a annoncé le lancement imminent de travaux de protection.
« Nous ne pouvons pas laisser cette ville disparaître sous nos yeux. Des mesures urgentes seront prises pour protéger les populations », a-t-elle déclaré.
Selon les autorités locales, plusieurs quartiers riverains sont aujourd’hui classés à haut risque. Lors de son passage sur l’avenue du Port, la cheffe du gouvernement a constaté l’état dégradé de la voirie et des infrastructures, frein majeur au développement économique de la ville.
Au cours d’un meeting populaire, Judith Suminwa a détaillé les principaux engagements de l’État en faveur de Bumba. Elle a promis la réhabilitation de la voirie urbaine, la modernisation de six ponts et l’aménagement de nouvelles routes revêtues.
« Bumba doit retrouver sa place stratégique dans le développement du pays. Nous allons vous doter d’infrastructures modernes pour améliorer votre cadre de vie », a-t-elle affirmé.
Pour la première fois, selon les autorités provinciales, la ville pourrait bénéficier d’un réseau routier entièrement asphalté.
La Première ministre a également appelé les habitants vivant dans les zones menacées par l’érosion à se relocaliser temporairement. Elle a assuré que les personnes concernées seraient identifiées et indemnisées afin de faciliter leur déplacement en toute sécurité.
Au-delà des infrastructures, la cheffe du gouvernement s’est exprimée sur plusieurs préoccupations sociales. Elle a évoqué les retards dans le paiement des retraités, des fonctionnaires et des enseignants, notamment ceux pris en charge par Caritas. « Ces situations ne peuvent pas continuer. Des solutions sont en cours pour régulariser ces dossiers », a-t-elle promis.
La question de l’électricité, encore instable dans la région, ainsi que la faible couverture téléphonique, ont également été abordées. Judith Suminwa a rappelé que le gouvernement avait déjà interpellé les opérateurs de téléphonie mobile sur la qualité insuffisante de leurs services. Elle a insisté sur la nécessité pour ces entreprises de respecter leurs engagements vis-à-vis des populations.
Dans son discours, la cheffe du gouvernement congolais a aussi lancé un appel à l’unité nationale et à la collaboration entre les citoyens et les forces de l’ordre. Dans un contexte sécuritaire marqué par des tensions persistantes dans l’est du pays, elle a souligné l’importance de la cohésion sociale pour préserver la stabilité et favoriser le développement.





