Le gouvernement provincial de Kinshasa envisage de renforcer la réglementation du secteur des taxis-motos, communément appelés wewa, en interdisant le transport de certaines catégories de personnes jugées vulnérables.
Cette orientation ressort de l’adoption récente, par l’Assemblée provinciale de Kinshasa, d’un édit visant à encadrer ce mode de transport largement utilisé dans la capitale. Le texte prévoit notamment des restrictions concernant les enfants de moins de 12 ans, les femmes enceintes en fin de grossesse ainsi que les personnes en état d’ivresse.
L’objectif de ces mesures est de réduire les risques d’accidents et de mieux protéger les usagers, dans un contexte où les motos-taxis sont régulièrement impliquées dans des incidents de circulation.
Selon les autorités provinciales, cette réforme vise également à professionnaliser le secteur et à responsabiliser les conducteurs, appelés à respecter strictement les nouvelles dispositions.
En cas de non-respect, des sanctions sont prévues, notamment des amendes et la mise en fourrière des motos concernées.
Avant l’entrée en vigueur effective de ces mesures, une phase de sensibilisation est annoncée auprès des associations de conducteurs de taxis-motos, afin de leur permettre de s’approprier les nouvelles règles.
La promulgation de l’édit par le gouverneur de la ville constituera la prochaine étape, avant son application sur le terrain.





