Kinshasa, 17 avril 2026 — Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a présidé une réunion élargie du Conseil provincial de sécurité consacrée à la situation sécuritaire et à la dégradation du cadre de vie dans la capitale congolaise.
Cette rencontre a réuni les membres de l’exécutif provincial, les responsables de la Police nationale et des services de sécurité, les bourgmestres des 24 communes, les responsables des CIAT et sous-CIAT, ainsi que des représentants des structures locales et de la société civile. L’objectif était d’évaluer les défis actuels et de définir des réponses concrètes face à la montée de l’insécurité, à l’insalubrité persistante et au désordre urbain.
À l’issue des échanges, plusieurs mesures ont été annoncées. Sur le plan sécuritaire, il a été décidé de renforcer les effectifs des CIAT et sous-CIAT, avec un appui logistique supplémentaire afin d’améliorer la présence et la réactivité des forces de l’ordre sur le terrain. Ce dispositif vise à mieux encadrer les quartiers jugés sensibles et à prévenir les actes criminels.
Dans le même élan, les autorités provinciales ont annoncé la démolition des constructions anarchiques érigées sur les espaces non autorisés, notamment dans les zones à risque et les emprises publiques. Cette mesure vise à rétablir l’ordre urbain et à prévenir les occupations illégales qui contribuent à l’insécurité.
Sur le plan de l’assainissement, un programme de lutte contre l’insalubrité a été renforcé avec la mise à disposition de camions-bennes dans plusieurs communes. L’objectif est d’améliorer la collecte et l’évacuation des déchets afin de réduire les risques sanitaires et de restaurer un cadre de vie sain pour la population.
Par ailleurs, des mesures complémentaires ont été prises pour rétablir la tranquillité publique, notamment l’interdiction des marchés et garages pirates le long des grandes artères ainsi que la lutte contre les nuisances sonores qui perturbent la vie quotidienne des habitants.
Le gouverneur a insisté sur la nécessité d’une action coordonnée entre les services de sécurité, les autorités locales et les structures de base, estimant que la restauration de l’ordre public passe par une implication collective et une discipline renforcée à tous les niveaux.





