Au total, trente-quatre jeunes filles de l’Institut Cardinal Malula, membres de l’Académie du leadership féminin initiée par l’UNFPA-RDC avec ses partenaires, ont organisé vendredi 15 mai 2026 une activité de sensibilisation consacrée aux violences basées sur le genre (VBG), dans l’enceinte de leur établissement scolaire à Kinshasa.
Placée sous le thème : « Rester silencieuse, c’est laisser faire », cette activité a réuni plusieurs élèves autour d’échanges, de mises en situation et de représentations éducatives destinées à éveiller les consciences sur les différentes formes de violences auxquelles sont confrontées les femmes et les jeunes filles.
L’initiative est encadrée par la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME), chargée de la mise en œuvre de l’Académie du leadership féminin, un programme soutenu par l’UNFPA-RDC visant à promouvoir l’autonomisation, la prise de parole et le leadership des adolescentes.
Cette cérémonie intervient dans le cadre de la restitution du Bootcamp « Transformation et Leadership », organisé au mois d’avril dernier par la Fondation GRAME. Durant cette formation, les participantes ont été initiées aux notions de leadership féminin, de confiance en soi, de communication, ainsi qu’aux mécanismes de prévention et de dénonciation des violences basées sur le genre.
À travers cette activité de restitution, les académiciennes ont voulu transmettre à leurs camarades les enseignements tirés du Bootcamp, tout en mettant en lumière des réalités souvent vécues dans le silence au sein des familles, des écoles et de la société.
Au cours des différentes interventions, les jeunes filles ont abordé plusieurs formes de violences et de discriminations, notamment les inégalités entre garçons et filles dans les ménages, les mariages précoces, les violences psychologiques, ainsi que certaines pratiques traditionnelles et culturelles jugées discriminatoires envers les femmes.
Des saynettes et mises en scène ont été présentées devant les élèves afin d’illustrer des situations de violences courantes et de montrer les conséquences psychologiques et sociales qu’elles peuvent engendrer chez les victimes.
Dans une ambiance à la fois pédagogique et engagée, les participantes ont également brandi plusieurs pancartes portant des messages de sensibilisation appelant à la dénonciation des violences, au respect des droits des filles et à la protection des victimes.
À travers cette démarche, les organisateurs entendent encourager une culture de prévention et de prise de parole chez les jeunes, dans un contexte où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation majeure en République démocratique du Congo.
En prenant elles-mêmes l’initiative de sensibiliser leurs camarades, ces académiciennes ont voulu démontrer que les jeunes filles peuvent également jouer un rôle actif dans la promotion des droits humains, de l’égalité et du changement social au sein de leurs communautés.





