Graben Albertine : la RDC étudie avec des experts la stratégie de développement des blocs pétroliers 1 et 2

La République démocratique du Congo étudie les voies de développement et de valorisation des blocs pétroliers 1 et 2 du Graben Albertine. Une réunion de travail consacrée à cette question s’est tenue mardi 15 septembre 2026 à Kinshasa, sous la conduite de la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo.

Autour de la table figuraient notamment l’ambassadeur itinérant du chef de l’État, Antoine Ngonda, le président du conseil d’administration de SEP Congo, Alain Ilunga, le directeur général de la SOCIR, Franck Beausaert, ainsi que le directeur général adjoint de Cobil, Olivier Okunda.

Les échanges ont notamment porté sur la méthodologie à mettre en place pour développer les blocs 1 et 2 du Graben Albertine, avec l’apport de l’expert international Tim O’Hanlon, qui dispose de 35 ans d’expérience dans le secteur pétrolier en Afrique. Son intervention s’est appuyée notamment sur l’expérience acquise dans le développement des ressources pétrolières sur la rive ougandaise du Graben Albertine.

« Nous avons eu l’honneur d’être reçus par Madame la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, pour parler du Graben Albertine, plus particulièrement des blocs 1 et 2 pour lesquels Monsieur Tim O’Hanlon a travaillé dans le passé, notamment du côté ougandais. L’objet de notre rencontre était de comprendre clairement la méthodologie appliquée pour développer ces blocs et tirer enseignement de cette expérience pour notre propre secteur. Cette réunion a permis de mieux cerner les enjeux stratégiques et offre aujourd’hui à Son Excellence la matière nécessaire pour faire avancer ce projet capital pour la RDC », a expliqué Franck Beausaert.

Selon Tim O’Hanlon, les blocs congolais sont situés dans une zone voisine des activités pétrolières menées en Ouganda. Il évoque, côté ougandais, jusqu’à 1,5 milliard de barils récupérables identifiés et estime que le potentiel d’exploration et d’exploitation conjointe existe également du côté congolais.

« Les blocs 1 et 2 sont voisins de l’Ouganda où jusqu’à 1,5 milliard de barils récupérables ont été identifiés. Il s’agit de volumes considérables et de ressources sérieuses. Du côté de la RDC, en face du lac, le potentiel d’exploration et d’exploitation conjointe est réel. Étant donné l’isolement géographique de la zone, la collaboration avec les pays voisins est indispensable pour dégager des synergies et des économies d’échelle », a-t-il déclaré.

L’expert rappelle toutefois que l’exploitation pétrolière passe d’abord par la confirmation de la présence des ressources. « Avant d’exploiter, il faut prouver la présence des ressources », a-t-il souligné, évoquant également la possibilité de recourir aux infrastructures d’évacuation existantes ou à développer dans la région, notamment les oléoducs d’exportation.

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