Est de la RDC : Plus de 17 000 morts à Goma et Bukavu, selon un rapport présenté à Kinshasa sur la situation des droits humains (Ministère)

Au moins 17 015 personnes ont été tuées à Goma, Bukavu et dans leurs environs depuis l’occupation de cette partie de l’est de la République démocratique du Congo par l’armée rwandaise et les supplétifs de l’AFC/M23. Ces chiffres ont été rendus publics samedi 21 février 2026 à Kinshasa, à l’issue d’un atelier d’évaluation et de rédaction d’un rapport sur la situation des droits humains.

La cérémonie de clôture s’est tenue sous la présidence de la Première ministre, Judith Suminwa, en présence de responsables gouvernementaux et de représentants des institutions concernées. Le rapport, présenté comme un document de référence, intervient dans un contexte diplomatique marqué par les démarches de la RDC en faveur de la reconnaissance internationale des crimes commis dans l’Est du pays.

Dans son intervention, la Cheffe du gouvernement congolais a souligné l’importance stratégique de ce travail de documentation, estimant qu’il s’inscrit dans un moment décisif pour la République démocratique du Congo. Elle a rappelé que le gouvernement mène actuellement un plaidoyer au niveau régional et international autour des violations graves des droits humains enregistrées dans les zones affectées par le conflit.

De son côté, le ministre des Droits Humains et coordonnateur de l’atelier, Samuel Mbemba Kabuya, a détaillé les principales données compilées par les experts. Selon le rapport, on dénombre 15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 cas d’enlèvement, ainsi que 417 cas de torture et autres traitements inhumains ou dégradants. Le document évoque également des atteintes aux biens privés et des destructions d’infrastructures civiles.

Les violences recensées auraient provoqué des déplacements massifs de populations. Le rapport fait état de plus de 7 millions de déplacés internes et externes, contraints de quitter leurs localités pour fuir les combats et les exactions présumées. Ces mouvements de population ont accentué la crise humanitaire déjà persistante dans la région, où les besoins en assistance demeurent importants.

Les autorités congolaises présentent ce rapport comme un outil destiné à renforcer la documentation des violations, à soutenir les démarches judiciaires et diplomatiques, et à consolider le plaidoyer international de la RDC sur la question des crimes commis dans l’Est du pays.

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