Le gouvernement congolais a officiellement annoncé l’extension de l’épidémie de la maladie à virus Ebola aux provinces de la Tshopo et du Haut-Uélé, conséquence des déplacements de personnes infectées depuis la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, principal foyer de l’épidémie.
L’annonce a été faite ce jeudi par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, à l’occasion d’une mission d’évaluation de la riposte à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Selon le ministre de la santé, l’épidémie demeure dans une phase de forte circulation du virus. « L’épidémie s’est étendue vers la Tshopo et le Haut-Uélé à cause des mouvements de malades venus de Nia-Nia. Nous sommes encore en phase active, très active même de la maladie », a-t-il déclaré.
Le Dr. Samuel Roger Kamba a expliqué que l’augmentation du nombre de cas détectés est également liée au renforcement des opérations de surveillance sur le terrain. Les équipes de riposte intensifient la recherche communautaire afin d’identifier les personnes infectées qui échappaient jusque-là au système de surveillance.
« L’augmentation des cas démontre l’efficacité de la recherche communautaire pour débusquer les malades cachés, mais il est impossible de fixer aujourd’hui le pic de l’épidémie », a précisé le ministre.
Les autorités sanitaires poursuivent le renforcement de la riposte dans les provinces concernées, notamment à travers le suivi des contacts, la prise en charge des malades, la sensibilisation des communautés, le contrôle sanitaire aux points d’entrée et le déploiement d’équipes spécialisées.
La zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, reste l’épicentre de cette résurgence d’Ebola, tandis que les mouvements de populations entre les provinces continuent de représenter un défi majeur pour les autorités dans les efforts visant à contenir la propagation de la maladie.





