Les autorités de la province de la Tshopo ont interdit l’entrée de toute dépouille en provenance des zones touchées par la maladie à virus Ebola, après la confirmation de deux cas positifs à Kisangani et l’interception de trois corps infectés dans la province.
La décision est contenue dans un arrêté signé le 3 juillet par le gouverneur Paulin Lendongolia. Désormais, aucun corps sans vie provenant d’une zone affectée par Ebola ne pourra être admis sur le territoire provincial, quelle que soit la cause du décès.
L’Institut national de santé publique (INSP) a confirmé jeudi deux cas d’Ebola à Kisangani. Selon les autorités sanitaires, l’un des patients est lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, où l’épidémie est toujours active.
Avant cette confirmation, trois dépouilles porteuses du virus avaient déjà été retrouvées dans la province. D’après le ministre provincial de la Santé, un corps a été découvert dans une morgue de Kisangani, tandis que deux autres ont été interceptés à l’entrée de la ville, renforçant les craintes d’une propagation de la maladie.
Pour limiter les risques de transmission, le gouvernement provincial a également renforcé les mesures de contrôle sanitaire aux principaux points d’accès. Tous les voyageurs en provenance des zones touchées sont désormais soumis à une prise systématique de température ainsi qu’au lavage ou à la désinfection des mains avant leur entrée dans la province.
Les postes de contrôle Ebola ont été multipliés par quatre, notamment à Avakubi, Bafwasende, au PK23 et au PK13, afin de renforcer la surveillance autour de Kisangani.
Par ailleurs, une quinzaine de personnes identifiées comme contacts des dépouilles interceptées ont été placées en quarantaine. Les équipes de riposte poursuivent les investigations épidémiologiques, le suivi des contacts ainsi que le déploiement des dispositifs de prévention et de prise en charge pour contenir la propagation du virus.





