Le naufrage de la baleinière H/B Mbeya Mbeya, survenu le 20 décembre 2025 en début de soirée sur le fleuve Congo, continue de susciter une vive réaction des autorités congolaises. Dix personnes impliquées dans ce drame ont été transférées à Kinshasa afin de répondre de leurs actes devant les instances judiciaires compétentes.
Dans une communication officielle, les vice-Premiers ministres Jean-Pierre Bemba, en charge des Transports et du Désenclavement, et Guy Kabombo Muadiamvita, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, ont précisé que ce transfert, effectué le 28 décembre 2025, fait suite aux enquêtes menées sur place à Mbandaka, dans la province de l’Équateur.
Les personnes mises en cause se composent de quatre membres d’équipage, quatre civils et deux agents de la Police nationale congolaise, dont un officier supérieur. Elles sont soupçonnées d’avoir facilité le départ de l’embarcation en violation des normes de sécurité fluviale, notamment à travers des pratiques assimilées à la corruption.
Les premières conclusions de l’enquête pointent plusieurs irrégularités majeures, parmi lesquelles la navigation nocturne interdite, l’absence d’équipements de sauvetage pour les passagers et une surcharge importante de la baleinière, dépassant le tonnage autorisé.
Face à la gravité des faits, le gouvernement annonce une application stricte des textes légaux en matière de navigation fluviale. Les autorités assurent que toute personne reconnue responsable, qu’elle soit exploitant d’embarcation ou agent public, s’exposera à des sanctions exemplaires.
Les ministres concernés ont également réaffirmé la volonté de l’État de renforcer le contrôle sur les voies navigables, rappelant que la sécurité du transport fluvial demeure une priorité nationale. Un appel a été lancé aux opérateurs du secteur et aux usagers afin de respecter scrupuleusement les règles établies, dans le but d’éviter de nouveaux drames humains.
Ce nouvel accident remet en lumière les défaillances persistantes du transport fluvial en RDC, un secteur vital mais souvent fragilisé par la négligence et le non-respect des normes de sécurité.





