Le président angolais João Lourenço a reçu mercredi à Luanda des responsables religieux de la République démocratique du Congo pour faire le point sur la situation sécuritaire préoccupante qui prévaut dans l’est du pays. Cette région est depuis plusieurs mois le théâtre de violences persistantes, alimentant une crise humanitaire et politique aux répercussions régionales.
La rencontre s’est tenue au palais présidentiel et a réuni le chef de l’État angolais, également président en exercice de l’Union africaine, et des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), figures influentes de la société congolaise, souvent impliquées dans les initiatives de médiation et de plaidoyer pour la paix.
Selon des sources proches de la présidence angolaise, les échanges ont porté sur l’évolution de l’insécurité à l’est de la RDC, les efforts diplomatiques en cours ainsi que le rôle que peuvent jouer les confessions religieuses dans l’apaisement des tensions et la recherche d’une solution durable au conflit.
Cette démarche s’inscrit dans une intense activité diplomatique menée par João Lourenço autour du dossier congolais. Elle intervient peu après les déplacements successifs à Luanda du président congolais Félix Tshisekedi, reçu à deux reprises en moins d’une semaine pour des consultations axées sur la crise sécuritaire et les perspectives de paix.
Sur le plan régional, l’Angola s’impose de plus en plus comme un acteur central de la médiation, alors que les processus de négociation peinent à produire des résultats concrets. Les discussions entre le gouvernement congolais et les groupes armés, notamment autour des protocoles complémentaires aux accords existants, restent au point mort, selon plusieurs sources.
En conviant les leaders religieux congolais, João Lourenço semble vouloir élargir le cercle des acteurs impliqués dans la recherche d’une solution, misant sur leur influence morale et sociale pour encourager le dialogue et la réconciliation.





