Conseil de sécurité de l’ONU : Judith Suminwa appelle à agir contre les groupes et réseaux qui alimentent les guerres et les violences sexuelles

La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a appelé mercredi la communauté internationale à renforcer son action contre les groupes armés, les réseaux criminels et les circuits économiques qui contribuent à la poursuite des conflits et favorisent les violences sexuelles.

Présidant un débat public de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies consacré aux violences sexuelles liées aux conflits, la cheffe du Gouvernement congolais a estimé que ces crimes ne doivent plus être considérés comme de simples conséquences des guerres, mais comme des actes utilisés pour terroriser les populations, provoquer des déplacements forcés et fragiliser les communautés.

« Notre ambition ne peut plus être seulement de documenter l’horreur après qu’elle a eu lieu. Elle doit être de prévenir les conditions qui la rendent possible », a déclaré Judith Suminwa devant les membres du Conseil de sécurité.

À cette occasion, elle a plaidé pour une réponse internationale qui cible les facteurs favorisant les conflits, notamment la circulation des armes, les réseaux criminels, l’impunité ainsi que l’exploitation illicite des ressources naturelles qui alimente certaines économies de guerre.

La Première ministre Suminwa a également évoqué la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les violences sexuelles demeurent liées, selon Kinshasa, à l’activisme des groupes armés et aux dynamiques régionales qui entretiennent l’instabilité.

S’appuyant sur le rapport présenté par Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée des violences sexuelles en période de conflit, Judith Suminwa a rappelé l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention, de protection des victimes et de lutte contre l’impunité.

Elle a par ailleurs mis en avant les initiatives engagées par la RDC pour accompagner les survivants, notamment à travers le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).

Ce débat s’inscrit dans le cadre de la présidence congolaise du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mois de juillet 2026. Kinshasa entend placer la protection des civils, la justice et la lutte contre les causes profondes des conflits au centre de son mandat au sein de cette instance.

Share it :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *