Kinshasa, 4 septembre 2025 – À quelques jours de la reprise des travaux parlementaires, le Bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Vital Kamerhe se retrouve sous pression. Une pétition lancée par plusieurs députés vise le président de la chambre basse ainsi que plusieurs membres de son Bureau, pointant du doigt une gestion jugée opaque et des décisions prises sans concertation.
Selon le député national Crispin Mbindule, l’un des initiateurs, 131 signatures ont été collectées contre Kamerhe, dépassant largement le seuil requis pour engager la procédure. Parmi les autres membres visés : la questure Chimène Polipoli Lunda (119 signatures), le rapporteur Jacques Ndjoli (84 signatures) et la rapporteure adjointe Dominique Munongo Inamizi (93 signatures). Les vice-présidents, en revanche, sont peu concernés : Jean-Claude Tshilumbayi (4 signatures) et Christophe Mboso (1 signature).
Pour les députés signataires, ce mouvement reflète un déficit de transparence et de collégialité au sein du Bureau, qui fragiliserait le fonctionnement de l’institution.
Tous les regards seront tournés vers la session parlementaire du 15 septembre 2025, qui pourrait marquer un tournant dans cette crise institutionnelle.





