Lors de la plénière tenue mercredi à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Samuel Roger Kamba, a annoncé que la pratique du Brazilian Butt Lift (BBL) est désormais interdite sur toute l’étendue du territoire national.
Face aux députés nationaux, le ministre de la Santé publique a justifié cette décision par l’absence de médecins spécialisés capables d’encadrer ces interventions. « Nous disposons dans notre pays de très peu de médecins spécialistes. Dix-sept provinces n’en comptent même pas un seul. Dans ces conditions, nous ne pouvons autoriser aucune de ces cliniques parce qu’elles ne sont pas médicales, nous ne pouvons leur donner aucun protocole parce qu’elles ne sont pas des cliniques médicales, ni leur demander des plateaux techniques puisque nous n’autorisons pas cette pratique », a-t-il déclaré.
Ce membre du gouvernement a indiqué que plusieurs centres opérant sous la couverture de salons d’esthétique pratiquent en réalité des actes médicaux illégaux. Toutefois, leur fermeture demeure complexe : « C’est très difficile pour le ministère de la Santé de fermer un centre d’esthétique sans preuve qu’il a posé des actes médicaux illégaux et qu’il a enfreint la loi », a-t-il reconnu.
Malgré ces défis, le ministre de la santé a confirmé que le gouvernement a ordonné la fermeture immédiate de tous les centres impliqués, annonçant une série de mesures pour assainir le secteur. Parmi celles-ci :
- la constitution d’une base de données fiable des structures opérant dans le domaine esthétique ;
- la définition d’un cadre réglementaire strict, qui sera bientôt présenté ;
- le renforcement des capacités des inspecteurs afin de mieux contrôler ces pratiques émergentes.
Cette prise de position marque la réponse la plus ferme du gouvernement congolais face à la prolifération des BBL à Kinshasa, une pratique qui suscite depuis plusieurs mois de vives inquiétudes sanitaires au sein de la population et des autorités.





