Mobilité urbaine : Kinshasa veut réguler les taxis-motos face aux accidents et à l’insécurité

L’Assemblée provinciale de Kinshasa a déclaré recevable, ce jeudi 30 octobre, la proposition d’Edit visant à réglementer le transport en commun par taxi-moto, initiative du député provincial Nicolas Wemakoy Omokote. La séance plénière, dirigée par le président Levi Mbuta, a permis l’examen de cette proposition avant son envoi aux commissions PAJ et Ecofin pour un examen approfondi.

La mesure intervient dans un contexte où les transports publics à Kinshasa restent insuffisants, obligeant de nombreux habitants à recourir aux taxis-motos pour leurs déplacements quotidiens. Si cette pratique a considérablement facilité la mobilité des Kinois, elle est également à l’origine de nombreux accidents, d’embouteillages et de problèmes de sécurité, certains engins étant parfois utilisés par des individus inciviques ou criminels.

L’Edit propose un encadrement strict de l’activité des taxis-motos. Parmi les principales mesures :

  • Le respect du code de la route et des règles spécifiques à l’activité.
  • Le port obligatoire du casque et d’un gilet chasuble pour les conducteurs.
  • La limitation du nombre de passagers et de la vitesse maximale, fixée par arrêté ministériel.
  • L’obligation d’une autorisation de transport et l’inscription dans un registre officiel avec numérotation individuelle des engins et des conducteurs.
  • La mise en place de sessions de recyclage professionnel pour les conducteurs, ainsi que des contrôles techniques réguliers.
  • L’interdiction pour certaines catégories de personnes de conduire ou d’être passager, notamment les mineurs non accompagnés, les femmes enceintes à terme ou les personnes en état d’ivresse.
  • Des sanctions allant de l’amende à des peines de prison en cas de violation des règles établies.


Selon les initiateurs, cette réglementation vise à sécuriser les trajets, protéger les usagers et professionnaliser le secteur, tout en maintenant la disponibilité de ce moyen de transport devenu indispensable dans la capitale.

L’Edit entrera en vigueur 90 jours après sa promulgation et devrait transformer progressivement le paysage du transport urbain à Kinshasa, en conciliant mobilité, sécurité et discipline.

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