Une grève sèche a éclaté ce mardi 10 juin 2025 dans la sous-division de l’EPST Kalehe 1, au Sud-Kivu, où les enseignants de plus de 100 écoles primaires ont cessé toute activité pour protester contre quatre mois de salaires impayés, allant de février à mai.
Selon des sources locales, cette mobilisation fait suite à l’indifférence prolongée des autorités compétentes et au manque de communication des structures chargées de la paie, notamment la Caritas. Un enseignant, sous anonymat, a confié qu’un courrier a été envoyé à la direction de la Caritas pour obtenir des explications sur cette situation qu’il qualifie d’« incompréhensible ».
« Après quatre mois sans salaire, nous avons décidé d’arrêter les cours. Nous travaillons dans des conditions précaires, sans prime, sans repos, et désormais sans espoir », a-t-il déploré.
La grève intervient dans un contexte de grande insécurité : Kalehe est une zone instable, marquée par les affrontements entre les FARDC, appuyées par les Wazalendo, et les rebelles du M23/AFC soutenus par Kigali. Cette situation rend difficile toute intervention gouvernementale, y compris la paie des salaires.
Les grévistes exigent des réponses urgentes et la prise en compte de leur détresse, alors que des milliers d’élèves se retrouvent désormais sans enseignants.





