Décès du pape François à 88 ans : le cardinal Ambongo, son protégé, pressenti pour lui succéder.

Le pape François s’est éteint ce lundi matin à 7h35, à l’âge de 88 ans, selon un communiqué du Vatican lu par le cardinal Kevin Farrell : « L’évêque de Rome, François, est revenu à la maison du Père. »

Très proche du défunt pontife, le cardinal congolais Fridolin Ambongo, souvent présenté comme son héritier spirituel et politique, est désormais au cœur des spéculations sur la succession. François n’a jamais caché son admiration pour l’archevêque de Kinshasa, qu’il considérait comme une voix forte et courageuse pour l’Église du Sud et les causes des peuples opprimés.

Atouts majeurs du cardinal Ambongo

  1. Leadership continental

En tant qu’archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM), le cardinal Ambongo est une figure centrale du catholicisme africain. Il incarne une Église en pleine croissance démographique et spirituelle.

  1. Positionnement doctrinal équilibré

Sa gestion de la controverse autour de la déclaration Fiducia Supplicans, qui autorise la bénédiction de couples de même sexe, a été saluée pour sa fermeté et sa diplomatie. Il a su exprimer les réserves de l’Église africaine tout en maintenant la communion avec Rome, impressionnant ainsi tant les partisans que les critiques du pape François .

  1. Expérience au sein du Vatican

Membre du Conseil des cardinaux conseillers du pape François depuis 2020, il participe activement aux réflexions sur les réformes de la Curie romaine, ce qui lui confère une connaissance approfondie des enjeux internes de l’Église universelle.

Mais cette perspective n’est pas du goût de tout le monde : le gouvernement congolais, en froid avec Ambongo sur plusieurs dossiers sensibles, conteste déjà son éventuelle ascension au Saint-Siège. Une succession qui s’annonce sous haute tension.

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