En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce jeudi la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger.
Pendant près d’une heure, les deux personnalités ont échangé sur l’action humanitaire du CICR en RDC, où l’organisation est engagée depuis plusieurs décennies. Ses interventions couvrent des domaines essentiels tels que l’accès à l’eau potable, la santé, la nutrition, l’hébergement des déplacés, la protection des civils ainsi que le rétablissement des liens familiaux. Le CICR procède également à des visites de lieux de détention et promeut le respect du droit international humanitaire auprès des forces armées et groupes armés.
L’échange intervient alors que la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC connaît un regain de tension. Les violences persistantes, notamment dans les zones occupées par les rebelles du M23 soutenus par des forces étrangères, compliquent considérablement l’accès humanitaire. Les équipes du CICR continuent pourtant d’intervenir, souvent au péril de leur vie, pour secourir les populations civiles.
Le chef de l’État congolais a tenu à saluer « la bravoure des équipes de terrain du CICR qui exposent leurs vies pour en sauver d’autres », tout en réaffirmant l’importance de la collaboration entre le gouvernement et l’organisation humanitaire. Pour Kinshasa, cette coopération reste cruciale à l’heure où les besoins humanitaires ne cessent de croître : selon les estimations de l’ONU, plus de 7 millions de personnes sont actuellement déplacées internes en RDC, un record dans le pays.
Le CICR, qui travaille en étroite coordination avec la Croix-Rouge de la RDC, se veut un acteur neutre et impartial, indispensable dans un contexte marqué par la méfiance et la polarisation autour du conflit. Sa présidente, Mirjana Spoljaric Egger, a réaffirmé la volonté de l’institution de poursuivre ses activités malgré les défis sécuritaires, logistiques et financiers.
Cette rencontre à New York traduit la reconnaissance par Kinshasa du rôle majeur que joue le CICR sur le terrain, mais aussi l’urgence d’un soutien accru aux opérations humanitaires alors que la crise de l’Est de la RDC s’enlise.





