La République démocratique du Congo (RDC) traverse sa pire épidémie de choléra depuis un quart de siècle. Selon un bilan publié par l’UNICEF le lundi 8 décembre 2025, 64 427 cas ont été recensés depuis le début de l’année, entraînant 1 888 décès, dont 340 enfants.
Dix-sept des 26 provinces du pays sont touchées, avec une proportion moyenne de 23,4 % de cas chez les enfants. L’organisation onusienne met en avant l’accès limité à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement comme facteurs majeurs de propagation de la maladie.
La situation est aggravée par plusieurs éléments : les conflits persistants et les déplacements de populations dans l’Est, les événements climatiques extrêmes comme les fortes pluies et inondations qui endommagent les réseaux d’eau, ainsi que l’urbanisation rapide qui surcharge les systèmes existants.
Le Plan Multisectoriel Stratégique d’Élimination du Choléra (PMSEC 2023-2027), mis en place par le gouvernement avec un budget prévisionnel de 192 millions de dollars, souffre d’un grave sous-financement. Une évaluation à mi-parcours réalisée en mai 2025 recommande un renforcement des investissements et une meilleure coordination entre les secteurs concernés.
Pour limiter la propagation du choléra, l’UNICEF déploie des équipes d’intervention rapide selon l’approche CATI (Case-Area Targeted Intervention), soutient les centres de traitement et mène des campagnes de sensibilisation. Entre janvier et octobre 2025, ces campagnes ont touché plus de 13,5 millions de personnes.
Les autorités sanitaires et humanitaires appellent à un soutien international accru pour renforcer les infrastructures d’eau, d’assainissement et de santé, afin d’endiguer cette épidémie qui continue de menacer des milliers de vies à travers le pays.





