La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a réagi ce vendredi aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux au sujet de sa grossesse. Dans un message publié sur X (ex-Twitter), la cheffe de la diplomatie congolaise affirme « assumer pleinement sa responsabilité de protéger son enfant, de préserver sa famille et de poursuivre, avec sérénité et concentration, l’exercice de ses fonctions ».
Tout en confirmant sa grossesse, la ministre dénonce « des propos mensongers, diffamatoires et attentatoires » à sa vie privée et à celle de sa famille. Elle fustige des attaques qu’elle estime destinées à « salir un moment intime, [la] déstabiliser et affaiblir sa voix dans l’exercice de [ses] fonctions ».
Pour faire face à cette campagne en ligne, Thérèse Kayikwamba a mandaté le cabinet juridique ALTIUS, basé à Bruxelles, afin d’engager des poursuites judiciaires pour diffamation. Des preuves auraient déjà été saisies par un huissier, et des démarches sont en cours pour bloquer la diffusion et la monétisation des contenus qu’elle juge mensongers.
La ministre rappelle enfin qu’« aucune femme ne devrait voir son corps ou sa vie privée transformés en champ de bataille », appelant à plus de respect et de retenue dans le traitement des sujets liés à la vie personnelle des femmes engagées en politique.
Cette réaction intervient alors que les figures publiques féminines sont de plus en plus souvent la cible de campagnes de désinformation ou de harcèlement en ligne en République démocratique du Congo, souvent à caractère sexiste.





