La rentrée scolaire en République Démocratique du Congo est officiellement fixée au 1er septembre 2025, selon une communication du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) dirigé par Madame Raïsa Malu. À cette occasion, plusieurs mesures structurantes ont été annoncées, visant à assainir le secteur éducatif et à soulager les charges pesant sur les familles.
Principales mesures arrêtées :
• Interdiction pour les écoles de vendre ou d’imposer l’achat des uniformes en leur sein : cette mesure vise à mettre fin aux pratiques commerciales abusives observées dans certaines écoles.
• Fixation du minerval en francs congolais uniquement : une décision conforme à la politique de souveraineté monétaire et de protection du pouvoir d’achat des ménages.
• Inscription gratuite et sans test d’admission : une disposition destinée à renforcer l’accès équitable à l’éducation.
• Interdiction du paiement anticipé du minerval pour septembre : les établissements scolaires ne pourront exiger aucun frais avant le début effectif de l’année scolaire. Ces annonces, saluées par plusieurs organisations de la société civile, marquent un engagement clair en faveur d’une éducation plus inclusive et moins discriminatoire.
Mise en œuvre et défis
Si la volonté politique semble affirmée, la question de l’application concrète sur le terrain demeure. Le ministère promet un renforcement des inspections scolaires et des sanctions à l’encontre des établissements qui violeraient ces directives. Cependant, les précédents montrent que le manque de contrôle et de suivi a souvent limité la portée de telles mesures.
En parallèle, des syndicats d’enseignants rappellent que plusieurs revendications restent en suspens, notamment en ce qui concerne les conditions salariales. Ils menacent de perturber la rentrée si aucun accord n’est trouvé d’ici là.
Une volonté de réforme à consolider
Madame Raïsa Malu affiche une ambition de refondation du système éducatif congolais, souvent critiqué pour ses inégalités et son opacité. Ces mesures pourraient marquer un tournant, à condition d’être accompagnées d’une volonté ferme de suivi et d’exécution sur l’ensemble du territoire national.





