RDC – Sénat : une motion de défiance lancée contre Modeste Bahati Lukwebo après ses prises de position contre la révision de la Constitution

La tension politique monte au Sénat congolais à la veille de la rentrée parlementaire de mars 2026. Une motion de défiance a été initiée contre le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, à la suite de ses récentes déclarations opposées à toute modification de la Constitution.

L’initiative est portée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, qui reproche à l’ancien président du Sénat un « manque de respect » envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi, également autorité morale de l’Union sacrée de la Nation (USN).

À l’origine de la controverse, plusieurs interventions publiques de Modeste Bahati Lukwebo dans lesquelles il s’est opposé à l’idée d’une révision de la Constitution. Selon lui, les difficultés de la République démocratique du Congo tiennent davantage à l’application des textes existants qu’à leur contenu.

Cette position n’a pas été du goût de certains membres de la majorité présidentielle, qui estiment que de telles déclarations auraient dû être préalablement discutées avec le président de la République et les instances de la plateforme politique au pouvoir.

La polémique a rapidement pris une dimension institutionnelle. Plusieurs médias congolais rapportent que la question domine l’actualité politique de ce vendredi, illustrant les divisions qui traversent actuellement l’Union sacrée autour du débat sur la réforme constitutionnelle.

Selon le quotidien Le Potentiel, le Sénat serait désormais en pleine effervescence politique. Le journal estime que l’initiative contre Bahati Lukwebo intervient dans un contexte marqué par la radicalisation du débat sur la révision de la loi fondamentale, certains cadres de la majorité cherchant à faire taire les voix discordantes au sein même de la coalition.

De son côté, le média en ligne Actu30.cd indique que les griefs formulés dans la motion ne se limitent pas à la question constitutionnelle. Les initiateurs reprocheraient également au leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) son attitude jugée irrespectueuse vis-à-vis du chef de l’État.

Dans les colonnes de Forum des As, la situation de Modeste Bahati Lukwebo est décrite comme politiquement fragile. Le quotidien estime que son opposition à la révision constitutionnelle l’aurait placé dans une position délicate au sein de la majorité, certains observateurs évoquant désormais une « chaise éjectable » pour le deuxième vice-président du Sénat.

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