Kinshasa, 27 janvier 2026 — La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce mardi Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes. L’audience, à laquelle participait également le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, visait à renforcer la gouvernance nationale face aux catastrophes naturelles et à concrétiser les mesures de prévention déjà adoptées.
La RDC se trouve particulièrement exposée à une variété de risques : inondations, érosions, glissements de terrain et éruptions volcaniques, aggravés par l’urbanisation rapide et les effets du changement climatique.
Le gouvernement congolais, en coordination avec l’ONU, a pris plusieurs décisions concrètes pour protéger les populations. La Protection civile a été renforcée et érigée en Direction générale, consolidant ainsi ses capacités opérationnelles et administratives pour mieux coordonner les interventions sur le terrain. Un système d’alerte précoce multi‑risques sera opérationnel pour informer à temps les communautés vulnérables et faciliter l’évacuation ou la prévention en cas d’événements catastrophiques.
Par ailleurs, la politique nationale de gestion des risques de catastrophes, adoptée en novembre 2025, formalise la stratégie nationale et garantit un suivi institutionnel des mesures de prévention et de résilience. L’ONU apporte un appui technique et financier pour accompagner la mise en œuvre, renforcer les capacités locales et assurer le suivi des actions sur le terrain.
Selon le vice-Premier ministre de l’intérieur Jacquemain Shabani, ces initiatives sont essentielles pour prévenir les catastrophes avant qu’elles ne se produisent, plutôt que de simplement gérer leurs conséquences. L’accent est également mis sur la sensibilisation et la résilience des communautés, afin que les populations puissent mieux réagir face aux risques naturels.
Pour la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la priorité est claire : « Nous devons protéger nos citoyens et nos infrastructures, tout en préparant le pays à affronter les défis environnementaux de demain. »
Le gouvernement prévoit par ailleurs des ateliers et formations pour les autorités locales et les acteurs de terrain afin de diffuser les bonnes pratiques de prévention et d’alerte, rendant le système plus efficace à l’échelle nationale. Ces mesures montrent que la RDC avance vers une gestion responsable et proactive des catastrophes naturelles, combinant cadre législatif, outils opérationnels et soutien international.





