Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a décidé de renforcer le contrôle et la coordination des missions officielles à l’étranger. Selon le compte-rendu de la 64ᵉ réunion du Conseil des ministres, lu vendredi à la télévision nationale, aucune mission officielle ne pourra désormais être entreprise sans information préalable du ministre des Affaires étrangères et sans la participation active de la mission diplomatique ou consulaire du pays d’accueil.
« Les ambassades et les représentations doivent être pleinement associées à toute action officielle menée au nom de la République. Aucune mission officielle à l’étranger ne devra être entreprise sans information préalable du ministre des Affaires étrangères et sans la participation active de la mission diplomatique ou consulaire du pays d’accueil », a déclaré le Président Félix Tshisekedi, cité par Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Cette décision vise à garantir la cohérence et l’efficacité des missions officielles, tout en renforçant le rôle du ministère des Affaires étrangères. Elle permet également d’éviter les initiatives isolées qui pourraient nuire à l’image internationale de la RDC et d’assurer que toutes les actions à l’étranger reflètent les priorités et engagements diplomatiques du pays.
Concrètement, chaque mission devra être planifiée en lien avec les ambassades et consulats, afin de bénéficier d’un soutien logistique et stratégique. Les ministres et institutions devront rendre compte de leurs déplacements, garantissant ainsi la transparence et la responsabilité de l’État. Cette mesure entend également valoriser l’image du pays à l’international et renforcer son rayonnement diplomatique.
La 64ᵉ réunion du Conseil des ministres a par ailleurs abordé la situation sécuritaire, humanitaire et épidémiologique sur l’ensemble du territoire national. Elle a également permis d’instituer une task-force permanente chargée de suivre les engagements de la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits.
Avec cette directive, le Président Félix Tshisekedi affirme sa volonté de faire de la diplomatie congolaise un instrument mieux structuré et plus efficace, capable de défendre les intérêts du pays et de renforcer sa crédibilité à l’international.





