RDC : des femmes congolaises dénoncent les violences gynécologiques et obstétricales et appellent à des réformes structurelles

Des femmes congolaises ont dénoncé avec fermeté les violences gynécologiques et obstétricales en République démocratique du Congo, à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant le traitement jugé inhumain infligé à une femme en plein accouchement.

Dans une déclaration rendue publique, elles expriment leur « profonde indignation » face à cet acte, qu’elles qualifient de « violation grave des droits humains », portant atteinte à la dignité, à l’intégrité physique et au droit à la vie privée des femmes, pourtant garantis par la Constitution congolaise et les lois en vigueur.

Tout en saluant la réaction rapide des autorités gouvernementales et des instances ordinales ayant conduit à l’ouverture de sanctions contre le professionnel de santé impliqué, les signataires estiment que « la sanction d’un individu ne saurait suffire » face à un problème qu’elles jugent systémique.

Elles alertent ainsi l’opinion publique nationale et internationale sur l’ampleur des violences gynécologiques et obstétricales dans le pays, encore « largement méconnues et sous-documentées ».

Selon cette déclaration, ces violences se traduisent notamment par des actes médicaux pratiqués sans consentement, des propos humiliants ou dégradants, des gestes brutaux ou injustifiés, ainsi que des situations de négligence ou d’abandon lors de l’accouchement.

Les signataires insistent sur le fait que ces pratiques constituent une problématique majeure de santé publique et de droits humains, nécessitant une réponse globale, cohérente et durable.

Elles appellent, à cet effet, à une reconnaissance explicite des violences gynécologiques et obstétricales dans le cadre juridique congolais, au respect strict du consentement libre et éclairé dans tous les actes médicaux, ainsi qu’au renforcement de la formation du personnel de santé en matière d’éthique, de droits humains et de bientraitance.

Elles plaident également pour l’amélioration des conditions de travail du personnel soignant et la mise en place de mécanismes efficaces de suivi et de redevabilité au sein des structures de santé.

Enfin, elles encouragent les victimes à dénoncer ces violences, notamment à travers le numéro vert 122, afin de bénéficier d’un accompagnement et d’une prise en charge holistique.

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